Le Genièvre: eau de vie

Schiedam de l'Etoile, Genièvre de Loos, Schiedam de l'Abbaye Pays sans vignes, terres à céréales les bières et eau de vie de grain ont supplantés vins, cidres et liqueurs de fruits, les Pays Bas et les Flandres étaient terres à Schiedam et Genièvre.

Considérable dès le XVIème siècle, la consommation de genièvre en Artois et en Flandres a crû jusqu'au début du XXème siècle, la consommation en France a chuté de près de 90 % en 40 ans ( un million de litres consommés contre 8 millions en Belgique et 40 millions chez les Néerlandais).

Aujourd'hui, il reste trois distilleries qui fabriquent un genièvre "haut de classe" dont deux sont localisées dans la métropole lilloise (visite virtuelle d'une distillerie).

Blé, baies de genièvre, malt L'alcool de genièvre est essentiellement à base de céréales (blé, malt, avoine) et ne contient qu'une faible quantité de baies de genièvre (quelques kilos de baies pour 6 tonnes de céréales) ajoutées en fin de fabrication. La fabrication du genièvre est proche de celle du Whisky.

Le Genièvre est un alcool fort, il contient 49 % d'alcool.

Le genévrier Conifère à feuilles persistantes écailleuses ou en aiguilles, le genévrier (Juniperus communis) est un abrisseau sauvage que l'on rencontre un peu partout en Europe. Ses petites baies noires ou violacées , que l'on récolte en octobre, sont employées pour leur parfum.



La "bistouille" du temps ou le "g'nieff" était la boisson de l'ouvrier

Aujourd'hui, le genièvre est un produit haut de gamme qui se boit glacé entre connaisseurs, mais il fut un temps où :

Le patron alignait les verres de Loos ou de Wambrechies à côté des soucoupes.

A 5 heures, lorsque l'équipe du matin arrivait, il n'y avait plus qu'à rajouter la tasse de café fumante.

Les manières de boire la bistoulle comprenait aux moins trois écoles:
- on pouvait vider cul sec son verre pour atténuer la brûlure du café,
- on pouvait déguster la moitié de sa tasse avant de la compléter avec du genièvre,
- on pouvait , la tasse vidée, procéder à la "rincette" en versant le genièvre sur le reste de marc.

Le patron tenait les comptes et se faisait règler au moment de la paie.

Ces bistrots, Zola les appelait des "assommoirs", ils ne contribuaient pas à prolonger l'espérance de vie des travailleurs.

Le webmaster tient à vous le rappeler : l'alcool s'apprécie d'autant mieux qu'il est consommé avec modération.

Source: Pays du Nord - hors-série n° 2




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